Le port de Brest au coucher du soleil, vue sur la rade
Portraits

Une anthropologue brestoise demande la restitution du crâne de son ancêtre

Christophe Garcia 2 min de lecture

C’est une découverte qui a profondément bouleversé Yassine Kervella-Mansaré. Cette docteure en anthropologie, installée à Brest, a appris le mois dernier par la presse que le crâne de son ancêtre, Bokar Biro, était conservé au Musée de l’Homme à Paris. Une nouvelle qui a fait resurgir des souvenirs douloureux pour la chercheuse, comme l’indique letelegramme.fr ce lundi 21 septembre 2026.

Une démarche scientifique et personnelle

Dans son enfance, Yassine Kervella-Mansaré avait été marquée par l’histoire familiale selon laquelle son aïeul avait été décapité, une tragédie qui alimentait ses cauchemars. La perspective que cette relique puisse être exposée publiquement au sein d’un musée parisien a provoqué chez elle une vive indignation. Aujourd’hui, elle s’exprime non seulement en tant que descendante, mais aussi en sa qualité d’anthropologue.

La chercheuse brestoise souhaite désormais questionner les méthodes de sa propre discipline. Elle pointe du doigt la manière dont l’anthropologie a pu construire ses savoirs, ses regards et ses objets d’étude au fil du temps. Alors que le gouvernement guinéen a officiellement formulé une demande de restitution pour ce reste humain, la Brestoise espère que son combat permettra de faire évoluer les pratiques liées à la conservation des corps dans les institutions muséales.

Source : letelegramme.fr

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